Contre l’homophobie, pour l’égalité des droits

Contre l’homophobie, pour l’égalité des droits

Le 17 mai est la Journée Internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, c’est la Gauche qui a réalisé les progrès. J’attends du nouveau Président de la République qu’il ne cède pas aux conservatismes et qu’il apporte à son tour sa pierre à l’édifice. J’ai eu l’honneur de pouvoir voter sans ambiguïté en faveur du Mariage pour tous et de l’adoption. Je veillerai à ce qu’une nouvelle étape puisse être concrètement franchie, parce que l’Egalité des droits ne se négocie pas, parce qu’elle est le fondement de mon engagement politique au service de toutes et tous.

Dans une grande partie du monde, des hommes et des femmes meurent encore du simple fait d’être gay, lesbienne ou trans. Du simple fait d’être un homme aimant un homme ou une femme aimant une femme. Du simple fait d’assumer son identité de genre pour être soi-même.

Dans de nombreux pays encore, leurs droits sont bafoués, y compris dans des pays développés ou qualifiés de démocratie.

Cette situation justifie de consacrer au niveau international une journée pour sensibiliser, faire avancer les droits et la dignité de personnes qui ne demandent qu’une chose, être respectées, acceptées, aimées.

En France, le combat pour les droits des personnes LGBT est ancien. Il a été porté par des mouvements associatifs et citoyens, qui ont d’abord amené la société à évoluer avant même notre propre droit.

Avec François MITTERRAND, l’homosexualité a été dépénalisée, retirée de la liste des maladies mentales. C’était une première étape, presque trop tardive alors mais essentielle.

Puis il y a eu le PACS, avec Lionel JOSPIN, ouvrant alors la possibilité aux personnes de même sexe de faire reconnaître leur couple, leur union.

Et enfin, il y eut enfin avec François HOLLANDE l’égalité dans le mariage civil, le mariage pour tous, ainsi que l’adoption pour les couples de même sexe. Ce quinquennat a aussi été marqué par de nombreuses avancées dans la lutte contre l’homophobie et la transphobie, avec la pénalisation des propos de haine et discriminatoires à raison de l’identité de genre, l’action de groupe pour les personnes LGBT victimes de discriminations ou encore la démédicalisation de la modification de sexe dans l’état civil pour les personnes trans.

La France est ainsi passée de 2012 à 2016 du 27ème au 8ème rang d’une évaluation menée sur le continent européen par l’ILGA (ONG oeuvrant dans la défense des droits LGBT).

J’ai pour ma part conscience du chemin parcouru et de la nécessité d’aller encore plus loin. Je pense notamment à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Il s’agit là aussi d’une question d’égalité des droits. Ce n’est rien d’autre que ce qui est permis en France aux couples hétérosexuels connaissant des problèmes de fertilité.

Enfin, il me paraît aussi essentiel de reconnaître la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger, en complément de la reconnaissance de la nationalité des enfants instaurée durant ce quinquennat.

Dans ce domaine de l’égalité des droits et de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, comme dans beaucoup d’autres, c’est la Gauche qui a réalisé les progrès.

J’attends du nouveau Président de la République qu’il ne cède pas aux conservatismes et qu’il apporte à son tour sa pierre à l’édifice.

J’ai eu l’honneur de pouvoir voter sans ambiguïté en faveur du Mariage pour tous et de l’adoption. Je veillerai à ce que cette nouvelle étape puisse être concrètement franchie, parce que l’Egalité des droits ne se négocie pas, parce qu’elle est le fondement de mon engagement politique au service de toutes et tous.

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mercredi 17 mai 2017 posté par philippe Bies dans Actualités, Campagne 2017, Presse

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