Mission Ecotaxe : Audition de Dominique Bussereau

J’ai participé aujourd’hui à l’audition de Dominique Bussereau dans le cadre de la mission écotaxe poids-lourds. A cette occasion j’ai interrogé l’ancien Ministre des transports quant à l’anticipation des difficultés rencontrées, sur la nécessité de pratiquer des expérimentations à blanc pour relancer le projet et enfin sur le fait de ne pas faire du report modal l’unique objectif de cette pollutaxe.

Des interrogations auxquelles Monsieur Bussereau a répondu en concédant un manque d’anticipation des difficultés prévisibles au regard de ce qu’il se passait simultanément en Allemagne. Il s’est aussi positionné en faveur d’expérimentation à blanc et pour une régionalisation de l’écotaxe, malgré les importantes problèmes techniques spécifiques que cela impose et qu’il faudra résoudre.

Mon intervention ci-dessous

Monsieur le Ministre,

Vous avez évoqué à plusieurs reprises aujourd’hui la complexité du dispositif. Je voudrais vous interroger quant à l’anticipation de ces difficultés dans la définition du projet initial. Elles ont sans doute étaient sous-estimées, pour qu’elle raison ?  Dès lors celle-ci ont constitué des éléments sur lesquels certains progressivement se sont appuyés pour ralentir la mise en œuvre de ce dispositif, le revoir et donc ajouter de la complexité.

Aujourd’hui, avec le recul, considérez-vous qu’il aurait fallu plus rapidement tenter des expérimentations et notamment à blanc dans des régions tests volontaires pour à la fois éprouver le dispositif mais aussi installer dans le paysage ces portiques et leur donner une légitimité qu’ils n’ont plus.

Ce processus qui aurait sans doute conduit à une instauration par région et non généralisée de l’écotaxe, évoquée ici par le Ministre la semaine dernière, vous apparait-il comme une hypothèse porteuse de solution pour relancer le projet en commençant par les régions qui l’attendent ?

Enfin, pour terminer, je crois que le report modal ne peut pas être l’objectif unique et final de cette pollutaxe, terme que j’utilise à dessein, car la philosophie affichée du nouvel outil sur lequel nous travaillons doit être de faire payer ceux qui abiment les routes.

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mercredi 18 décembre 2013 posté par philippe Bies dans Actualités, Transition écologique, Vidéos

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