Observation parlementaire électorale en Azerbaïdjan

tttA l’occasion des élections présidentielles en Azerbaïdjan, j’ai effectué cette semaine ma première mission d’observation électorale. L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, dont je suis membre, est à l’origine de l’introduction et de l’institutionnalisation de mission d’observation parlementaire électorale sur le continent européen.

Nous étions 32 parlementaires issus de la grande Europe présents en Azerbaïdjan. D’autres institutions et organisations internationales étaient aussi sur place. C’était le cas notamment du Parlement européen et de l’OSCE. Une forte mobilisation d’observateurs voulue par les autorités et que j’ai pu analyser au cours de ma mission comme une volonté de transparence mais aussi de reconnaissance.

Avant d’assister au scrutin, mercredi 9 octobre, nous avons eu l’occasion au cours de deux journées d’auditions (candidats ou leurs représentants, médias, ONG, organisations internationales) d’avoir une idée assez précise de la configuration politique dans ce pays du Caucase qui compte 9 millions d’habitants et où les violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales sont clairement avérées. Deux chiffres résument parfaitement à mes yeux une situation préoccupante : 142 prisonniers politiques sont retenus et 9 journalistes sont actuellement emprisonnés.

Le chemin vers la démocratie est souvent long et tortueux et il ne revient pas à un pays ou à une institution de délivrer des certificats ou non de bonnes conduites qui peuvent prendre aussi parfois la forme de caution politique. La réélection du président sortant avec près de 85%, alors même qu’il y avait 10 candidats en lice suffit à apporter des réserves quant au caractère pleinement démocratique du scrutin.

Cette mission aura été aussi l’occasion pour moi de découvrir un pays et des autorités qui dans quelques mois devraient prendre à Strasbourg la présidence du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe.

Enfin, je retiens également de ce déplacement les échanges que j’ai pu avoir avec des collègues députés ou sénateurs dont Paolo CORSINI mon binôme pour cette mission.

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vendredi 11 octobre 2013 posté par philippe Bies dans Conseil de l’Europe, Europe

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