Rapport Mobilité 21 : Intervention de Philippe BIES lors de l’Audtion de Philippe DURON

A l’occasion de l’audition de M Philippe DURON, Président de l’AFITF, consacrée au rapport Mobilité 21, je suis intervenu pour m’étonner de la non prise en compte de la dimension européenne de la LGV Rhin-Rhône qui en fait un projet prioritaire pour lequel l’Etat a déjà investi 80 millions d’euros.


02073 Bies Rapport DURON par philstrasbourg

Monsieur le Président,

Je voudrais à mon tour saluer le travail réalisé par la Commission et son Président et dire que je partage très largement les orientations qui ont conduit ce travail, dont vous nous aviez exposés les critères, il y a un peu moins d’un mois.

Je tiens tout de même à vous faire part de mon étonnement sur un élément : la non-prise en compte de la dimension européenne de certains projets dont l’évaluation et le caractère prioritaire ne peuvent pas être jugés qu’à l’aune de critères franco-français.

Je souhaite ici parler plus précisément de la seconde phase du TGV Rhin-Rhône. Déjà au moment des discussions sur la LGV Est, une analyse où les estimations s’arrêtaient à Strasbourg avait alors mené à une sous-évaluation de la fréquentation et de la rentabilité de la LGV-Est. Il serait dommage de reproduire la même erreur.

Et ce, d’autant plus que l’achèvement de la branche Est de la LGV Rhin–Rhône est une décision extrêmement importante. Elle sera lourde de conséquences pour l’avenir du transport ferroviaire européen en général et en particulier pour Strasbourg qui se trouve au centre de ce maillage.

Quelles sont les critères qui ont valu à ce projet, qui fait l’objet d’une DUP et pour lequel l’Etat a déjà investi 80 millions d’euros, de ne plus être envisagé comme prioritaire ?

0
mercredi 3 juillet 2013 posté par philippe Bies dans Actualités, Assemblée Nationale, Interventions, Transition écologique

Laisser une réponse