Education : la motion votée hier soir en conseil municipal par la majorité municipale (PS / EELV)

A Strasbourg, comme partout en France, l’école publique voit ses moyens réduits d’année en année. Ce rabotage général des politiques publiques est scandaleux et vient affaiblir les missions de l’Ecole alors que dans la crise que nous traversons, l’investissement dans l’avenir de nos enfants devrait être une priorité.
Après des suppressions de postes à répétition, à la prochaine rentrée le Bas Rhin doit rendre 108 postes d’enseignants dans le premier degré dont 20 sur Strasbourg.

Les conséquences de ces coupes budgétaires seront désastreuses :

– de nombreuses classes sont surchargées notamment dans les niveaux qui nécessitent un accompagnement plus personnalisé des enfants.

– la continuité du service public d’éducation n’est plus assurée par manque de remplaçants formés privant ainsi de nombreux élèves de leurs cours.

– les enseignants des RASED sont particulièrement sacrifiés et les outils d’aide aux élèves en difficulté sont détruits. Cette mort programmée des RASED (qui comptent des maitre E spécialisés dans la pédagogie et les maitres G rééducateurs) ne va plus permettre la prise en charge précoce des enfants qui connaissent des problèmes de scolarité et, ou de comportement.

– enfin, le métier d’enseignant est le seul qui ne s’apprend plus en France.

Le Gouvernement actuel abandonne ses jeunes enseignants en leur refusant une formation professionnelle suffisante à laquelle ils ont droit.

Toutes les mesures prises vont totalement à l’encontre de ce que nous cherchons à développer à travers notre investissement pour les écoles, tant sur le temps scolaire que périscolaire, afin que chaque enfant puisse réussir sa vie et devenir un citoyen averti et épanoui.

C’est pourquoi les élus du conseil municipal de Strasbourg sont aux côtés des personnels de l’Éducation nationale comme aux côtés des parents dans les mobilisations qu’ils organisent.

Dans l’urgence, ils demandent au Gouvernement un moratoire immédiat quant aux suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Au-delà, ils appellent à une vaste réflexion sur l’adéquation entre les objectifs et les moyens de l’Education nationale, dans le pays en général, et à Strasbourg en particulier.

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mardi 21 février 2012 posté par philippe Bies dans Actualités

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