Après Reims, réussir l’unité locale

J’ai demandé à mon ami Jacques BIGOT l’autorisation de publier ici une tribune qu’il a adresé à la presse et qui n’a été (hélas) que reprise très partiellement. Si notre vote ne sera pas le même au niveau national (dans le Bas Rhin ce sera évidemment Mathieu CAHN), je partage entièrement son analyse.

 

"C’est bien parce que je sentais l’impasse dans laquelle ce Congrès se dirigeait que pour la première fois de ma vie de militant et d’élu socialiste j’ai décidé de n’être signataire d’aucune motion, de n’être partisan d’aucune chapelle. Ce choix de réserver mon énergie pour mes actions de maire, de Président de la CUS et de Conseiller Régional ne signifie pas pour autant que je me désintéresse de ce qui se passe dans ma formation politique.

Aucune majorité n’étant sortie de ce congrès il appartient maintenant à chaque militant de choisir celle ou celui qui sera, à ses yeux, le mieux à même de rassembler les socialistes et de porter leurs propositions sur les terrains politique, économique et social. Dans ce cadre c’est Martine Aubry qui me paraît la plus apte à exercer cette lourde responsabilité et je lui apporterai mon suffrage.
 
Plus que jamais je suis convaincu que seul peut venir des socialistes une alternative crédible à la politique libérale et socialement injuste conduite par Nicolas Sarkozy et l’UMP.
 
Progrès social, juste redistribution des richesses, protection des libertés, régulation des marchés, promotion de l’éducation et de la recherche, refonte du pacte républicain, défense du pouvoir d’achat, développement durable, refus de la marchandisation à outrance, accès pour tous à la culture, défense d’un service public performant, construction d’une Europe solidaire, nouvel ordre mondial… la liste est longue des thématiques qui devaient agiter notre Congrès de Reims.
 
Nombreux sont les français qui les attendaient alors même que la crise financière justifie la vison des socialistes sur le rôle d’un Etat régulateur. La gauche en général, les socialistes en particulier, n’intéressent nos compatriotes que lorsqu’ ils parlent progrès social, qu’ ils sont fidèles à des valeurs de justice, qu’ ils se préoccupent du sort des gens pour améliorer leur condition, pour que les générations de demain vivent mieux que celles d’hier.
 
Si dans nos Villes, dans nos Départements, dans nos Régions, nos concitoyens nous font largement confiance pour exercer les responsabilités c’est parce que nous savons y êtres unis, forts de nos convictions, imaginatifs dans nos choix, pragmatiques dans leurs mises en œuvre et toujours au travail.
 
C’est pourquoi nous nous devons ici d’être exemplaire dans nos comportements et de refuser d’y importer les querelles d’écuries présidentielles qui agitent le landernau parisien, où d’en créer localement de toutes aussi futiles.
 
Contrairement à la rue de Solférino nous avons la chance dans notre région et notre agglomération d’avoir su renouveler nos dirigeants, de disposer de militants jeunes, neufs mais expérimentés et exerçant déjà des responsabilités électives.
 
Il n’est que de voir l’âge de Mathieu Cahn, Pernelle Richardot et Syamak Agha Babaei pour s’en convaincre. Animateurs d’un congrès qui s’est déroulé dans le respect de chacun, ils sont candidats à la fonction de Premier secrétaire fédéral. Ils incarnent, avec beaucoup d’autres autour d’eux, une nouvelle génération aussi diverse que complémentaire."
 
Les motions qui ont divisé les ambitions nationales, ne doivent pas diviser dans notre fédération ceux qui peuvent construire un avenir pour la gauche en Alsace. Notre Premier Secrétaire Fédéral, Mathieu Cahn, a exercé avec compétence sa fonction. Désigné par la motion majoritaire il est normal qu’il assure à nouveau ce rôle. Il devra bien sûr l’exercer en y associant pleinement les autres représentants de cette jeune génération.
 
Notre fédération a autant besoin de stabilité que d’audace pour préparer les échéances futures. C’est à eux qu’il appartient de s’unir pour travailler ensemble à ce que ces rendez-vous à venir soient victorieux.
 
Face à des exécutifs départementaux sans aucune vision stratégique de développement, face à un exécutif régional qui n’a pas su anticiper les mutations indispensables de l’Alsace dans la compétition des régions, il leur appartiendra, avec d’autres évidemment, de proposer dès demain une alternative à cette droite frileuse et dépassée. Nous l’avons fait à Strasbourg et dans l’agglomération. Notre responsabilité vis-à-vis des alsaciens est de le réussir au niveau régional.
 
 
Pour cela, ils peuvent compter sur mon aide et mon soutien, afin de faire vivre cette union et ce rassemblement de tous les socialistes et de ceux qui voudront les rejoindre, autour d’une ligne politique claire, axée sur les idées de progrès, de générosité  et tournée exclusivement vers l’intérêt de nos concitoyens.
mardi 18 novembre 2008 posté par philippe Bies dans Actualités

2 Réponses à “Après Reims, réussir l’unité locale”

  1. Yann Le Bihan dit :

    Bonjour à toutes et à tous… et bonjour Philippe, de la part d’un vieux pote de l’époque du lycée de Barr, de retour de la Réunion et installé à Lyon 🙂

    Ce texte me parle d’autant plus que je venais ici vous présenter une initiative qui me semble lui faire écho.

    Intéressé par la démarche de Gérard Collomb, j’ai néanmoins quitté la motion E pour des raisons d’éthique personnelle dès l’annonce de la rupture du "contrat du frigo", et rejoint Martine Aubry puisqu’il fallait bien faire un choix. Mais malgré les quelques divergences affichées – et souvent feintes, comme en matière d’alliance avec le modem – je ne crois toujours pas à un fort clivage idéologique au sein de la majorité réelle des militants PS. Nous ne cessons d’enrichir nos visions politiques respectives en débattant entre militants issus de tous horizons, et c’est cela – et seulement cela – être socialiste pour moi. Mais nous nous précipitons à chaque fois comme des enfants vers le premier "fumigène" venu, et à chaque fois c’est reparti pour un psychodrame faisant office de "débat".

    Aujourd’hui j’en ai plus qu’assez d’avoir à me prononcer constamment en faveur de clans, plutôt que de participer à l’élaboration collective, qui aurait déjà dû commencer depuis longtemps mais d’une autre manière, d’un projet pour le PS – d’autant que mon supposé "clan" vient de remporter une "victoire" qui n’en est pas vraiment une, et tournera inéluctablement à la catastrophe si l’attitude de nos élus ne change pas radicalement.

    C’est pourquoi j’ai rédigé une pétition en ligne, que je vous propose de signer si vous partagez cette analyse. Il me semble important – et urgent – qu’une pression massive de la "base" des sympathisants et militants soit exercée sur le cours des événements à Paris et dans les fédérations. En arrière-plan de cette démarche, il y a, vous le sentirez peut-être, l’idée de signifier que personne au PS n’a le monopole du "contact avec le peuple", histoire de rééquilibrer un peu la vision caricaturale que beaucoup se font du clivage "vieux parti/nouveau parti". Mais c’est tout : je m’efforce, et j’espère que beaucoup d’autres ont eu ce matin la même idée que moi, de ne plus contribuer à alimenter les guéguerres internes sous prétexte de résistance à Ségolène Royal. Nous avons bien mieux à faire.

    Ce message se termine donc par un "nous", et j’espère qu’une participation massive à la pétition justifiera qu’il remplace tous les "moi je" que vous venez de lire.

    Pour signer, c’est ici : http://www.psuni.fr

    Merci d’avance,

    Yann Le Bihan (PS Lyon 6)

  2. 12 mai 76 dit :

    Avis partagé à 100%.

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