Pour une action vigoureuse de la puissance publique en faveur de l’emploi

Actuellement face à la crise financière, économique mais également sociale, Nicolas SARKOZY nous propose quasiment un plan par jour, fidèle à ses habitudes. Le dernier en date, préconisé à la hâte par le chef de l’Etat ne répond nullement aux enjeux et à la gravité de la situation, puisqu’il revient à réinventer les emplois aidés que sa majorité avait diminués et dénigrés.
La première priorité doit aujourd’hui reposer sur la croissance. C’est elle qui doit être stimulée et accompagnée. C’est pourquoi le pouvoir d’achat, l’investissement et l’emploi doivent être les trois piliers d’une politique économique. On dit assez souvent que les socialistes ne proposent rien., pour que je n’hésite pas à vous présenter les 10 propositions du PS sur le front de l’emploi :

1.     Modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser l’investissement productif.
2.   Mise en place de structures régionales chargées d’impliquer concrètement les banques dans le soutien aux PME/PMI qui ont des besoins de crédits, en regroupant les représentants des collectivités territoriales, les banques, l’Etat et les représentants des entreprises par bassin d’emploi.
  1. Abrogation du mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires : d’un montant de 5,5 milliards d’euros par an, ce dispositif contribue gravement à l’augmentation du chômage en rendant l’heure supplémentaire moins chère à l’entreprise que l’embauche. En période de crise, un tel mécanisme aboutit à une logique de destruction d’emplois sur fonds publics.
  2. Les recettes de l’abandon de ce mécanisme doivent permettre de financer le manque à gagner des salariés placés d’autorité en chômage technique.
  3. Engagement rapide d’une négociation salariale. Les exonérations de cotisations sociales seront subordonnées à la conclusion effective d’accords salariaux dans les branches ou les entreprises, et à la suppression de tous les minima de branche inférieurs au SMIC.
  4. Substantiel coup de pouce au SMIC dès janvier prochain, revalorisation des allocations familiales et généralisation du chèque transport.
  5. Remise en cause immédiate de la réduction prévue dans le budget 2009 du nombre de contrats aidés et recours plus large à ce type de contrats, pour retrouver les étiages d’avant 2002 (notamment les 350 000 emplois jeunes). Mise en place de garanties pour les bénéficiaires de ces contrats en termes de formation et d’insertion pérenne dans l’emploi, notamment pour les jeunes.
  6. Gel immédiat de la baisse des effectifs dans la fonction publique : le projet de budget 2009 prévoit la suppression de 30 000 postes de fonctionnaires (plus gros plan social de ces dernières années), ce qui dans la période est un contresens et un important facteur d’aggravation du chômage.
  7. Retour aux congés de conversion, abrogés par la majorité actuelle, pour tous les salariés frappés de licenciement dans les entreprises de moins de 1000 salariés, avec maintien de 90% du salaire pendant un an et suivi individualisé pour la reconversion et la recherche d’emploi. Renforcement des moyens et de l’accompagnement des conventions de reclassement personnalisées pour les salariés licenciés d’entreprises de plus de 1000 salariés.
  8. Gel de la réforme en cours de la formation professionnelle, qui revient à détourner à des fins budgétaires les fonds normalement dédiés à la formation des salariés, et mise en œuvre d’une véritable réforme d’ampleur (transparence des sources de financement, temps de formation inversement proportionnel à la formation initiale, accent mis sur la reconversion des salariés frappés de restructuration…), en relation étroite avec les collectivités territoriales. Abandon du sabordage en cours de l’AFPA.
mercredi 29 octobre 2008 posté par philippe Bies dans Actualités

3 Réponses à “Pour une action vigoureuse de la puissance publique en faveur de l’emploi”

  1. philippe, dit :

    Le Problème, c’est que l’on a plus de sous pour augmenter le nombre de fonctionnaires. Peut-on encore se le permettre? Ou trouver l’argent?

    Oui l’argent, les pépettes, l’oseille, le choux, le fric, le blé, la tune…plus, fini, dépensé! On a tout dilapidé, on s’est endetté jusqu’au cou. Finito, l’argent facilement emprunté sur la tête de nos enfants! Nous sommes vraiment des moins que rien en leur mettant tout à leur charge, ils devront payer nos retraites et en plus payer notre égoïsme à vouloir vivre au dessus de nos moyens.

    Je parie même qu’au moment de payer, ils nous diront Niet! Vous avez chanté tout l’été et maintenant dansez!

    Alors, je crois que la seule façon de s’en sortir est de travailler…

    Quoi? J’ai dit un gros mot?

  2. 12 mai 76 dit :

    philippe,
    croyez vous que les dizaines de milliers de chomeurs spplémentaires du dernier mois passaient leur temps à chanter et danser auparavant et que c’est leur faute si ils sont privés de travail aujourd’hui ?

  3. moussa dit :

    jai u l ocasion de rencontre m bies et jai toute de suite vue ke c une persone ki dialog et ki trouve des solutions et c une persone plein d energi et ki fait pa mal de chose depuis le changement de municipalite.

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